ORIENTATION

Bien s'orienter !


Bien s'orienter après le bac ? Restez zen !

Il est en effet préférable d'éviter une orientation « coup de tête », souvent synonyme d'échec. Combien d'étudiants échouent dans de grandes universités parce que leur premier critère « d'orientation » était de s'inscrire dans la même filière qu'un pote, sans s'être posé les bonnes questions !

Formaliser une direction

On l'ignore souvent, mais le baccalauréat est le premier grade universitaire. C'est pour cette raison que l'accès des bacheliers est un droit dans les filières universitaires générales, c'est-à-dire à l'exception des IUT, des filières de santé (médecine, pharmacie...) et des diplômes dits d'établissement (Instituts d'études politiques par exemple).

Le bac est aussi le préalable à la candidature en classes prépas et dans les écoles de commerce et d'ingénieurs où, une fois le concours d'entrée réussi, le succès est « presque » une formalité à condition d'assurer un minimum de travail et d'assiduité.

Mais d'ici là, encore faut-il savoir où aller. Le choix d'une formation peut se faire en plusieurs temps.

D'abord, il faut s'interroger sur ses préférences et ses aptitudes. S'il est parfois un peu tôt pour parler de projet professionnel dès le lycée, il faut au moins pouvoir formaliser une direction, soit en terme de métier, soit en terme de secteur.

Puis s'informer sur les cursus existants, leurs contenus, leurs débouchés réels. Combien d'années est-on prêt à consacrer à sa formation ? À quel rythme ? Dans quel type de structure ? Certains étudiants sont à la recherche d'autonomie, tandis que d'autres ont besoin d'être étroitement encadrés pour réussir.

Comment s'informer ?

La collecte d'informations est donc primordiale. Qu'il s'agisse de juger une école, une formation, de connaître ses débouchés...

C'est pourquoi Vivre au lycée vous conseille de fréquenter les lieux d'information (en particulier les CIO, centres d''nformation et d'orientation), de vous renseigner sur les dates des salons d'orientation, mais aussi sur les forums et journées portes ouvertes organisés par les établissements (voir pages 14 et 15), occasion idéale de collecter des brochures d'information et surtout de rencontrer des enseignants et des étudiants des filières qui vous intéressent.

Autre médiateur d'infos, le web. Vous y trouverez les portails d'orientation du ministère de l'Éducation nationale (www.etudiant.gouv.fr et www.admission-postbac.fr), l'ONISEP (www.onisep.fr), ou encore un portail vers les sites des Grandes écoles (www.cge.asso.fr/cadre_ecole.html).

Une lecture de la presse étudiante ou généraliste est également recommandée.

Une fois décidé(e) sur la dominante de votre orientation, confrontez votre projet professionnel à ce que les établissements proposent. Évaluez leur notoriété, leur sérieux et leur vitalité...

L'Université : ce qu'il faut savoir

L'a priori d'une Université repliée sur un enseignement théorique ne correspond plus à la réalité. Depuis une quinzaine d'années en effet, l'essor des filières professionnalisées et l'ouverture des filières traditionnelles au monde de l'entreprise et de l'économie ont profondément changé le profil des facs.

Cela dit, certaines images d'Épinal restent valables : rentrée tardive, emploi du temps « light », amphis parfois pleins à craquer... Sans parler de la mauvaise image qu'ont donnée l'année dernière les blocages d'universités par des étudiants qui ne comprenaient pas toujours pourquoi ils le faisaient...

Il est vrai également que les taux d'échec sont très élevés en première et deuxième années, où en moyenne

seulement un étudiant sur deux valide ses deux premières années en 2 ans, et où 15 % des inscrits se réorientent.

Cependant, les situations varient beaucoup selon les régions, les établissements et les disciplines. En outre, depuis quelques années, le ministère de l'Enseignement supérieur a lancé un vaste plan de lutte contre l'échec en licence, qui commence à porter ses fruits.

Mais quoiqu'il en soit, le succès dépend d'abord de soi : à l'université, une des clés de la réussite est de résister à la tentation du laisser-aller, et de s'imposer une relative assiduité même aux cours où la présence n'est pas obligatoire.

Faites le plein de possibilités

Dans le cadre de la réforme LMD, le paysage universitaire est aujourd'hui architecturé autour d'une dizaine de grands domaines de formation tels que le droit, la gestion, les lettres, les sciences humaines, les langues et la communication, les sciences, les STAPS (activités physiques et sportives) et les arts.

Une fois la licence décrochée, la poursuite est généralement la règle :

IUT et BTS

Si les études longues et l'université ne vous tentent pas, les IUT et les STS délivrent le BTS, proposent des études courtes (deux ans), un enseignement concret et une bonne insertion professionnelle, tout en ménageant la possibilité de poursuivre des études.

Les IUT proposent une quinzaine de spécialités dans le secteur secondaire (production) et une petite dizaine dans le secteur tertiaire (services). Fortes de leur côté d'une centaine de spécialités, dont une majorité dans le secteur de la production, les STS, publiques ou privées, offrent un large choix, avec davantage de formations dans le domaine commercial et dans des secteurs non ou peu couverts par les IUT (agriculture, tourisme).

Quant aux conditions d'études, elles sont sensiblement différentes dans les deux filières : l'IUT faisant partie de l'université, l'ambiance y est relativement « coulante » malgré une charge de travail importante, et l'on s'y sent véritablement étudiant. Les enseignants sont des maîtres de conférences, des professeurs d'université et des intervenants extérieurs. Dans les STS, organisées essentiellement dans les lycées, on se sent davantage un « super-lycéen » qu'un jeune étudiant. La discipline est plus stricte qu'en IUT, et les profs sont souvent les mêmes qu'au lycée, bien que beaucoup d'intervenants soient aussi des professionnels.

Deux tiers des diplômés d'IUT et un gros quart des diplômés de STS - avec d'importantes variations selon les spécialités - poursuivent leurs études. Les licences pro accueillent beaucoup de diplômés de DUT, mais ces derniers peuvent aussi tenter leur chance en admission parallèle dans des écoles de commerce ou d'ingénieurs.

 

Le semestre d'orientation

Le premier semestre de la première année (L1), bien qu'à peine plus long qu'un trimestre, est dit semestre d'orientation, à l'issue duquel, en janvier généralement, il est

possible de faire le point sur vos premiers mois à l'université, de rencontrer vos profs, et éventuellement de vous réorienter.

Il est en effet préférable d'éviter une orientation « coup de tête », sou¬vent synonyme d'échec. Combien d'étudiants échouent dans de grandes universités parce que leur premier critère « d'orientation » était de s'inscrire dans la même filière qu'un pote, sans s'être posé les bonnes questions !

Études en alternance : exigeantes mais avantageuses

N'hésitez pas à envisager un mode d'étude différent de la voie classique, à travers l'alternance et l'apprentissage. Étudier en alternance permet de conclure un contrat de travail alternant des périodes de formation en entreprise à des périodes de cours. Dans ce cadre, l'étudiant confronte en permanence l'approche théorique scolaire à la pratique de la vie professionnelle. En plus, il prépare un diplôme en étant rémunéré, tout en bénéficiant des avantages sociaux du salariat (sécurité sociale, indemnisation chômage, congés payés, etc.) Et une fois le diplôme obtenu, l'expérience professionnelle acquise est un atout indéniable auprès des recruteurs.

Mais attention : suivre des études en alternance est un choix exigeant, et l'école ne vous demandera pas moins sous prétexte que vous êtes en apprentissage.

Les prépas, une voie royale et beaucoup de travail

Scientifiques, commerciales ou littéraires, les classes préparatoires sont réservées aux bacheliers les plus motivés. La sélection y est sévère, le travail intensif et le climat de concurrence parfois éprouvant. Cela dit, beaucoup de lycéens ont tendance à s'autocensurer et n'envisagent même pas de s'y présenter, alors qu'ils ont toutes leurs chances.

Ton orientation en ligne

Gratuit et efficace, le site www.monorientationenligne.fr lancé par l'ONISEP permet de s'informer par mail, en tchatant ou par téléphone au auprès d'experts et de conseilles d'orientation.

 

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