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Devenir interprète

Devenir interprète... L'interprétariat, qu'est ce que c'est ? Et comment devenir interprète ? ESIT, ISIT, ISTI, ILMH, EII, ITI-RI, ETI...


L'interprétariat, qu'est ce que c'est ?

A ne pas confondre avec la traduction qui est un procédé écrit, l'interprétation est un procédé oral. On peut la séparer en deux groupes, l'interprétation consécutive, et l'interprétation simultanée.

La première consiste à prendre des notes lorsqu'un orateur s'exprime (notamment pendant des réunions de négociations) puis à retranscrire le discours dans une autre langue. La seconde, plus connue du grand public, consiste également à retranscrire un discours dans une autre langue, mais cette fois-ci pendant que l'orateur s'exprime. L'interprète aura alors un léger décalage par rapport au discours de l'orateur. Cette pratique est courante lors de conférences (au sein des institutions internationales par exemple) ou de discours télévisés.

Comment devenir interprète ?

Pour devenir interprète, il faut bien sûr avoir une excellente connaissance de plusieurs langues étrangères, mais également une maitrise parfaite de sa langue maternelle. Il est souhaitable et fortement recommandé de passer une ou plusieurs années dans les pays des langues étudiées. En effet, le niveau requis ne peut être atteint par un simple apprentissage scolaire, il faut développer des connaissances et une aisance orale bien plus fluides que ce qui est enseigné à l'école, ou même à l'université.

Par exemple, un bon traducteur ne fera pas forcément un bon interprète puisqu'il aura l'habitude d'écrire et de prendre le temps de la réflexion pour trouver la meilleure formulation, alors qu'un interprète n'a pas droit à l'erreur et doit s'exprimer correctement du premier coup. La connaissance d'une langue dite "rare" telle que les langues de l'ouverture (bulgare, roumain, croate, hongrois etc...) est un très grand avantage par rapport à un interprète qui aurait une combinaison linguistique plus classique (anglais, espagnol, allemand par exemple). Toutefois, il ne faut pas oublier que l'anglais est une langue obligatoire dans la plupart des masters qui conduisent à la profession d'interprète.

En France, il existe trois masters reconnus. Deux se trouvent à Paris (ESIT et ISIT) et le dernier à Strasbourg (ITI-RI). Il existe également un master à Genève (ETI) et à Bruxelles (Institut Libre Marie Haps). Pour ces cinq masters, il faut se présenter à un concours d'entrée. Il existe deux autres masters en Belgique ( Mons et ISTI) où l'admission se fait sur dossier. Les formations se font toutes sur deux ans (master 2) et aboutissent toutes sur un diplôme d'interprète.

Les débouchés

L'Union européenne a lancé depuis quelques mois une campagne d'information sur le métier d'interprète. En effet, d'ici à cinq ans, de nombreux interprètes français, allemands et anglais vont partir en retraite et il n'y a pas assez de personnel pour les remplacer. On peut donc penser que de nombreuses sessions de recrutement seront organisées dans les prochaines années. Toutefois, il faut savoir que pour travailler au sein des institutions européennes, il faut d'abord avoir réussi un concours d'entrée...

Il est également possible et courant de se lancer en free-lance sur le marché privé, notamment auprès des entreprises qui ont recours aux vidéos conférences internationales.

 

Bon à savoir

On parle de langue A pour désigner sa langue maternelle, de langue B pour la langue que l'on comprend parfaitement et dans laquelle on est capable de s'exprimer avec un vocabulaire riche et sans commettre de fautes, de langue C pour une langue que l'on comprend parfaitement mais dans laquelle l'expression est moins jolie. Il est possible d'avoir plusieurs langues A, B ou C.

L'inscription aux masters se fait entre les mois de janvier et avril précédents l'année universitaire.

Le coût d'un master peut varier entre 500 et 6000 euros l'année.

La réussite aux concours à l'entrée en master est très basse, seuls 15% des étudiants qui se présentent à Genève réussissent toutes les épreuves (selon des étudiants ayant passé le concours).

Il est courant pour un interprète en début de carrière de réaliser des traductions pour avoir une source de revenu fixe. Les premières années dans la profession ne sont en effet pas toujours faciles. Toutefois, un bon interprète avec une combinaison linguistique intéressante peut toucher 3000 euros à la sortie de son master.

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