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Les métiers de l'hötellerie et de la restauration

Les métiers de l'hôtellerie et de la restauration

 

S'il ne faut pas vivre pour manger, on doit quand même manger pour vivre, et ne pas dormir du tout est très mauvais pour la santé. En clair, même en période de crise, on est assuré, si on envisage une carrière dans les métiers de la restauration et/ou de l'hôtellerie, de toujours avoir des clients à servir...

D'ailleurs, ce secteur est l'un des seuls à recruter à tour de bras - et pas seulement en haute saison, quand il fait appel à des extras, étudiants ou autres, qui souhaitent travailler ponctuellement.

De la sandwicherie de quartier au restaurant étoilé, du cuistot au garçon de café, en passant par le manager ou la femme de chambre, les petites  annonces d'embauche sont légion. Pourtant, elles ne séduisent pas toujours les candidats à un emploi.

C'est vrai, et il faut le souligner, bon nombre de ces métiers impliquent des horaires contraignants et/ou une forte mobilité géographique, ce qui démotiverait un peu les troupes... Cependant, les avantages sont nombreux à travailler dans la branche : on est sans cesse en contact avec une clientèle variée, parfois dans des lieux qui, à eux seuls, valent le détour, et le salaire est souvent augmenté, notablement, par les pourboires.

La France demeure, vaille que vaille, un pays où on aime bien vivre. La preuve ? Le secteur de l'hôtellerie-restauration et ses activités connexes est le 4e employeur privé. Il regroupe un million d'actifs, dont plus de 800 000 salariés (davantage encore pendant la période chaude, avec les saisonniers), et ce dans près de 200 000 établissements. Chaque année, la profession recherche à pourvoir environ 60 000 nouveaux postes...

Et quand on sait que les plus dégourdis peuvent rapidement grimper dans la hiérarchie, on se demande pourquoi on n'y avait pas pensé plus tôt.

Le bon profil
Les diplômes ne sont pas toujours le sésame dans ce secteur, où la personnalité compte autant que les compétences techniques... Même si les formations diplômates se multiplient, du CAP à la licence pro, on apprécie toujours les personnes motivées qui se sont formées sur le tas.

 

Les passerelles entre l'hôtellerie et la restauration sont nombreuses, surtout dans les postes à responsabilités, mais par souci de clarté on évoquera ces deux secteurs l'un après l'autre.

 

L'hôtellerie

Tous les métiers de l'hôtellerie exigent des qualités spécifiques : un sens du service chevillé au corps, une présentation impeccable, une bonne résistance physique et une patience d'ange - on sourit toujours aux clients, on ne frappe pas les plus pénibles.

Si on travaille dans une ville qui attire les touristes - et elles sont nombreuses ! - la pratique d'au moins une langue étrangère est obligatoire dès qu'on est amené à avoir des contacts avec la clientèle.

Le veilleur de nuit accueille les retardataires et veille à la sécurité de ceux qui dorment. En première ligne en cas de problème, il ne doit pas avoir les deux pieds dans le même sabot. Ce poste est parfois confié à des étudiants, et on peut l'occuper sans aucune formation particulière. Les plus efficaces ont des chances de se faire remarquer par la direction et de devenir réceptionnistes.

Le réceptionniste reçoit la clientèle, enregistre les arrivées, tient les comptes de chacun et encaisse les paiements. Il est souvent titulaire d'un BTS Hôtellerie-restauration option A : Marketing et gestion hôtelière.

La femme de chambre : on l'appelle plus volontiers aujourd'hui employée d'étage, et c'est elle qui, discrètement, s'assure que tout soit toujours « nickel ». Elle peut travailler seule ou en équipe, s'occupe aussi souvent du petit déjeuner, et peut évoluer vers le métier de gouvernante.

La gouvernante manage l'équipe des employés d'étage et gère les stocks de matériel.

Le directeur d'hôtel : selon la taille et la qualité de son établissement, il gère une équipe plus ou moins nombreuse. Il est à la fois manager d'hommes et de femmes, commercial et gestionnaire. Il se recrute à bac +2 minimum, mais les diplômés d'écoles de commerce ont la cote dans les chaînes hôtelières... et les autodidactes représentent quand même environ 30 % de la profession.

Sur le web...
www.metiers-hotel-resto.fr : un site vraiment sympa et plein d'infos.
www.workingataccor.com : tous les métiers du secteur dans un grand groupe.
www.umih.fr : Union des métiers et des industries de l'hôtellerie.

 

La restauration

La restauration ne regroupe pas moins de seize métiers, qui se répartissent en cuisine ou en salle. Si le (superbe) dessin animé Ratatouille vous a arraché des larmes d'émotion, enfilez donc un tablier. Bien sûr, on ne devient pas chef étoilé en deux coups de cuiller à pot (hé hé hé) : l'École hôtelière est la voie royale.

Après un CAP cuisine, un bac pro ou un BTS Hôtellerie-restauration option B (Art culinaire, arts de la table et du service) vous trouverez du boulot rapidement. Les postes sont nombreux : plongeur, commis, chef de partie (poissonnier, saucier, rôtisseur...) second, chef cuisinier, sans oublier les métiers du service : maître d'hôtel, chef de rang, barman, serveur...

Attention, discrétion !
Si les restaurateurs ne sont soumis à aucun secret professionnel, ils doivent savoir faire preuve de retenue : l'un d'entre eux nous a confié avoir eu du mal à garder son sérieux, un soir de Saint Valentin, en servant le même client venu successivement... avec deux dames différentes.

Le sommelier : c'est un amoureux (ou une amoureuse) du vin. Il conseille les clients, prépare et sert les commandes, mais, en coulisse, c'est aussi lui qui réalise la carte des vins et gère la cave.

Manager de restauration rapide : un métier qui se développe Les snacks divers, tarteries, sandwicheries ou croissanteries, se multiplient en milieu urbain, et ne sont pas forcément synonymes de "malboufferies". Pour faire face à l'évolution des habitudes alimentaires, ces enseignes offrent de nombreux emplois. On peut y évoluer rapidement, surtout avec un bac +2 ou +3 en commerce, gestion, ou... hôtellerie-restauration.

 

Témoignages

« Après avoir obtenu mon baccalauréat ES, j'ai choisi l'alternance chez Accor par le biais d'un BTS Tourisme. En tant qu'apprenti réceptionniste à l'hôtel Mercure Paris Suffren Tour Eiffel, j'ai pu développer mon expérience et mes connaissances professionnelles. La participation au challenge de l'alternance m'a permis d'obtenir le prix de meilleur apprenti de France réception 2008. Aujourd'hui je suis absorbé par le monde professionnel de l'hôtellerie et j'envisage de travailler en Angleterre pour découvrir de nouveaux horizons et bien plus encore chez Accor... »
Clément Chapuis, réceptionniste globe-trotter

« J'ai débuté par un BEP Restauration, puis un BAC Pro Services. J'ai réalisé un stage de 3 mois en Angleterre pour pouvoir travailler en réception. J'ai commencé au Novotel de Cergy en réception pendant 2 ans puis je suis arrivée au Novotel Gare Montparnasse comme réceptionniste. Ce qui me plaît c'est le contact avec les clients, les aider dans leurs recherches, rendre leur séjour agréable. Il y a aussi du travail administratif (tenue des statistiques, analyse marketing, facturation, etc.). Nous travaillons en équipe dans une très bonne ambiance et on m'a confié tout de suite des responsabilités...»
Diangué Diaby, réceptionniste à responsabilité

 Sylvie de Mathuisieulx

 

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